Après 50 ans, ces poils drus au menton reviennent toutes les 48 heures. Ce que la recherche vient de comprendre.
Elles arrachent les mêmes poils, au même endroit, tous les deux jours, depuis des années. Aucune n'en parle. La plupart ignorent qu'une technologie conçue spécifiquement pour leur cas est apparue il y a moins de deux ans. Enquête.
Par Hélène Valette, journaliste indépendante, section Santé & Bien-Être.

Il est sept heures du matin. Catherine pousse la porte de la salle de bains avec précaution, pour ne pas réveiller son mari. Elle allume la lumière du miroir grossissant. Elle se penche.
Sur son menton, deux nouveaux poils foncés, presque noirs, apparus pendant la nuit. Elle saisit sa pince à épiler. Elle arrache le premier. Le second résiste, revient trois fois, finit par céder. Elle passe l'index sur sa mâchoire. Un troisième, à la base du cou. Elle arrache.
Catherine a 54 ans. Elle accomplit ce geste tous les matins depuis trois ans.
Son mari ne sait pas. Ses filles ne savent pas. Aucune de ses amies non plus. Ce qu'elle vit, des millions de femmes françaises le vivent en silence : l'apparition, après la ménopause, d'une pilosité faciale inconnue jusque-là. Des poils foncés, drus, tenaces, qui repoussent tous les deux jours et semblent, chaque mois, un peu plus nombreux.
Elle a essayé la cire, une fois. Résultat : trois jours de rougeurs. Elle a pensé à l'institut, mais n'a pas osé prendre rendez-vous pour le menton. Elle a lu, sur un forum, qu'aucune épilation à lumière pulsée ne fonctionnait sur « les poils hormonaux ». Elle en a tiré la conclusion logique : il n'y a rien à faire.
Cette conclusion est partiellement fausse. Et c'est ce que cet article cherche à établir.
Deux millions de femmes, dans un silence quasi-total
Près de 40 % des femmes post-ménopause rapportent un gain de pilosité faciale, selon une étude publiée dans le British Journal of Dermatology. Les formes cliniquement marquées, celles qui conduisent à un rituel quotidien comme celui de Catherine, toucheraient 15 à 20 % des femmes après 50 ans, avec un pic entre 52 et 58 ans. Ces chiffres convergent avec les travaux d'Azziz et al. publiés dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism en 2006. En France, cela représente environ deux millions de femmes concernées aujourd'hui.
Le phénomène ne démarre pas toujours après la dernière menstruation. En péri-ménopause, alors que les cycles deviennent irréguliers mais ne se sont pas arrêtés, le ratio hormonal commence déjà à basculer. Les ovaires produisent moins d'œstrogènes, les surrénales continuent à sécréter des androgènes, notamment de la testostérone. Sur certaines zones du visage (menton, mâchoire, lèvre supérieure), des follicules qui étaient auparavant au repos se réveillent, s'hypertrophient, et commencent à produire des poils foncés et drus. Ces follicules ne sont pas les mêmes que ceux des jambes ou des aisselles. Ce sont des follicules androgéno-dépendants, et aucune méthode d'épilation classique n'a été conçue pour les atteindre.
Mon mari n'a jamais vu ma pince à épiler. Je la cache dans une pochette à maquillage. À 54 ans, je joue à cache-cache avec mon propre visage.
Catherine, 54 ans
Ce silence a un coût. Il a laissé s'installer une autre idée reçue, celle qui scelle pour Catherine et des milliers d'autres femmes l'impossibilité d'agir : que la lumière pulsée, seule technologie domestique envisageable pour ce type de pilosité, ne fonctionnerait pas. Cette idée mérite qu'on l'examine.
Ce qu'on vous a dit sur l'IPL est vrai à moitié
La phrase qui circule sur les forums de ménopause est bien connue : « L'épilation à lumière pulsée ne marche pas sur les poils hormonaux. » Elle est reprise sur Doctissimo, dans des articles de presse féminine, parfois même par des esthéticiennes en cabine. Elle rassure par son apparente autorité, et elle ferme le sujet.
Elle est exacte à moitié.
Ce qui est vrai : les appareils d'épilation à lumière pulsée grand public, conçus dans les années 2000 et massivement commercialisés depuis, ont été calibrés pour les poils du corps. Les jambes, les aisselles, les aines. Ces poils poussent dans des follicules relativement superficiels, à 1 ou 2 millimètres sous la peau. L'impulsion lumineuse de ces appareils est courte, de l'ordre de 3 à 5 millisecondes, soit moins que la durée d'un battement de cils. Elle chauffe brutalement la mélanine du poil, la chaleur se diffuse brièvement, et le follicule superficiel est détruit.
Ce qui est incomplet : les follicules androgéno-dépendants du visage sont plus profonds (3 à 4 millimètres, parfois davantage), plus épais, et mieux vascularisés. Pour les atteindre, il ne suffit pas d'envoyer plus de chaleur. Une impulsion plus intense, plus courte, brûle la surface avant d'avoir eu le temps de descendre. C'est la raison pour laquelle les utilisatrices de dispositifs classiques observent souvent des rougeurs persistantes sans résultat sur les poils du menton. La chaleur reste en surface, provoque une inflammation de la peau, mais n'atteint jamais la cible.
Ce qu'il faut, c'est une impulsion plus longue. Suffisamment longue pour que la chaleur ait le temps de descendre en profondeur, sans élever dangereusement la température en surface. C'est le principe physique qu'une nouvelle génération de dispositifs a adopté depuis deux ans, sous l'appellation générique Lenthera™.

Pourquoi les follicules hormonaux résistent à presque tout
Cette différence physique entre un follicule de jambe et un follicule de menton tient à trois caractéristiques précises, dont presque aucune femme ménopausée n'a entendu parler.
D'abord sa profondeur : 3 à 4 millimètres sous la peau, contre 1 à 2 pour un follicule standard. Ensuite sa vascularisation accrue : plus de sang circule à sa base, ce qui dissipe la chaleur qu'on cherche à lui infliger avant qu'elle ait pu détruire le follicule. Enfin sa régénération : les cellules souches du follicule androgéno-dépendant sont plus actives, ce qui explique pourquoi certains protocoles en institut, apparemment efficaces après quelques séances, voient les poils revenir quelques mois plus tard.
Pour une femme comme Catherine, qui arrache ses poils depuis trois ans, chaque échec s'est accumulé comme une preuve qu'il n'y avait plus rien à tenter. La vérité, c'est qu'elle n'avait jamais essayé l'outil conçu pour son problème. Cet outil n'existait simplement pas, en version domestique, il y a trois ans.
Lenthera™ : quand l'impulsion devient lente
Le principe Lenthera™ repose sur un ajustement physique simple, mais qui aura mis près de dix ans à s'imposer dans les dispositifs domestiques : allonger la durée de l'impulsion lumineuse.
Là où un dispositif IPL standard envoie un flash de 3 à 5 millisecondes, un dispositif Lenthera™ étire cette impulsion sur 15 à 20 millisecondes. La différence paraît minime. Elle est en réalité fondamentale. En étirant la durée, l'énergie totale délivrée reste maîtrisée, mais la chaleur a le temps de se diffuser verticalement dans le derme jusqu'à atteindre la base profonde du follicule.
« Ce qu'on appelle vulgairement plus puissant est en réalité souvent l'inverse de ce dont ces peaux ont besoin », explique la Dre Claire Weiss, dermatologue exerçant à Paris et spécialisée en épilation laser depuis quinze ans. « Les peaux matures avec pilosité hormonale ne demandent pas plus d'énergie. Elles demandent une énergie mieux distribuée dans le temps. L'impulsion longue, aux alentours de 15 millisecondes, c'est ce que nous utilisons en cabinet depuis des années sur les appareils professionnels. »
Le véritable défi, précise-t-elle, n'était pas scientifique mais industriel. « Miniaturiser un condensateur capable de maintenir une décharge constante sur une telle durée, dans un boîtier de moins de 300 grammes qu'une femme peut manipuler à une main devant son miroir, a demandé près d'une décennie d'ingénierie. C'est pour cette raison que la technologie n'est descendue dans les dispositifs domestiques que récemment. »
Effet secondaire bénéfique : l'impulsion longue réduit fortement les rougeurs post-traitement. Testée chez des patientes rosacéiques en pratique clinique, sans incident rapporté au cours des protocoles suivis. « Un pic brutal en 3 millisecondes échauffe la surface avant la profondeur », résume la Dre Weiss. « Une rampe lente sur 15 millisecondes fait l'inverse. Certaines utilisatrices disent ne presque rien sentir. »
Reste à comprendre pourquoi, concrètement, cette différence physique change tout pour une femme comme Catherine, et pourquoi chacune des autres méthodes qu'elle a pu essayer échouera toujours.

Pourquoi rien de ce que Catherine avait essayé ne pouvait fonctionner
La pince à épiler arrache le poil au ras de la peau. Le follicule, intact, recommence à produire un poil sous 36 à 72 heures. Trois années de rituel matinal correspondent, côté physiologique, à trois années pendant lesquelles le follicule est resté parfaitement fonctionnel. Le cycle est non seulement inefficace, il est entretenu.
La cire arrache le poil plus bas, parfois jusqu'à la base, mais pas le follicule. Effet secondaire observé : la traction mécanique répétée sur les follicules hormonaux peut les stimuler. Plusieurs dermatologues rapportent une aggravation de la pilosité chez les femmes qui s'épilent à la cire de façon chronique sur ces zones.
L'institut de beauté, avec son IPL ou laser professionnel, donne de meilleurs résultats, mais à plusieurs conditions. Huit à douze séances réparties sur quatre mois, à renouveler tous les 12 à 24 mois car la régénération des follicules impose de reprendre. À cela s'ajoute une barrière psychologique : expliquer à une esthéticienne qu'on vient épiler son menton reste, pour la plupart, un pas difficile à franchir.
Les crèmes topiques au Cyperus rotundus, popularisées sur les réseaux sociaux, inhibent localement la 5-alpha-réductase. Elles ralentissent la repousse sans détruire le follicule. Elles peuvent, au mieux, modérer la vitesse d'apparition des nouveaux poils. Elles ne font pas disparaître les anciens. Même logique pour la crème Vaniqa délivrée sur prescription : ralentisseur, non destructeur, et l'effet cesse à l'arrêt du traitement.
Enfin, les dispositifs IPL classiques du commerce, type Philips Lumea ou Braun Silk-Expert, bien que commercialisés avec la mention visage, n'ont jamais été calibrés pour la pilosité hormonale. Leur impulsion courte, parfaite pour les jambes, n'atteint simplement pas la profondeur requise. Les utilisatrices qui les ont essayés sur le menton sans résultat n'ont pas été trompées. Elles ont utilisé le bon outil pour le mauvais follicule.
Chacune de ces méthodes avait sa propre logique. Aucune n'a été conçue en partant de la question : comment atteindre un follicule à 4 millimètres de profondeur, vascularisé et régénératif, sans brûler la peau qui le recouvre ? C'est cette question, et elle seule, qui sépare toutes les méthodes existantes de celle qui fonctionne. Reste à savoir ce que cela donne, concrètement, pour une femme qui franchit le pas.

Huit semaines, deux séances par semaine : l'expérience de Catherine
Catherine a commencé à utiliser un dispositif Lenthera™ il y a trois mois. Le modèle qu'elle utilise, Halo™, est l'un des très rares dispositifs de cette génération distribués en France, et le seul commercialisé directement par son fabricant, sans passer par des revendeurs. Le protocole : deux séances par semaine pendant les huit premières semaines, puis une séance de rappel toutes les deux à trois semaines en phase d'entretien.

« Au bout de la première semaine, je n'ai vu aucune différence », raconte-t-elle. « Au bout de la troisième, j'ai commencé à me dire que je m'étais fait avoir. Les poils étaient toujours là. J'ai quand même continué, parce que j'avais lu qu'il fallait attendre deux cycles complets de repousse. »
Le mécanisme biologique impose cette attente. La lumière pulsée n'agit que sur les follicules en phase active de croissance, dite anagène. À un instant donné, seulement 30 à 40 % des follicules sont dans cette phase. Les autres dorment, et ne seront atteints qu'au cycle suivant, lorsqu'ils se réveilleront.
« Ce protocole n'est pas arbitraire », précise la Dre Weiss. « Les huit semaines correspondent au cycle pilaire facial moyen. Plus court, on passe à côté de 60 % des follicules. Plus long, on chauffe des follicules déjà traités. Cette durée s'impose par la biologie, pas par le marketing. »
Le doute de Catherine aux semaines 2-3 est, d'ailleurs, presque universel. La plupart des femmes qui commencent un protocole Lenthera™ traversent cette phase. C'est le moment où beaucoup de femmes abandonnent des traitements, des régimes, des programmes sportifs : la phase où l'effort est engagé mais où le résultat n'est pas encore visible. Pour une lectrice qui se connaît et qui sait qu'elle a déjà abandonné plusieurs protocoles dans sa vie, le filet est simple : la garantie satisfait ou remboursé de 60 jours couvre deux cycles de repousse complets. Une femme peut tester, observer, et si rien ne change à la fin de la huitième semaine, renvoyer le dispositif. Le risque financier est nul. Seule l'inaction a un coût.

« Vers la cinquième semaine, plusieurs poils au menton, ceux du côté gauche, n'étaient plus revenus. Je tâtais ma mâchoire le matin, et c'était lisse. Je n'y croyais pas vraiment. J'ai attendu encore. Puis une semaine de plus. »
À la huitième semaine, Catherine compte encore trois ou quatre poils tenaces sur le côté droit du menton, et un, isolé, sur la mâchoire. Le reste, soit environ 85 % de la pilosité qui l'encombrait trois mois plus tôt, a cessé de repousser.
« Ce qui a changé, ce n'est pas seulement mon menton. C'est ce que je fais le matin. Avant, je me réveillais et ma première pensée était le miroir. Je vérifiais. Je paniquais s'il y avait un nouveau poil que j'avais loupé la veille. J'arrachais avant mon mari, avant le café, avant toute autre chose. Maintenant, je pense à autre chose le matin. Ça peut paraître insignifiant. Ça ne l'est pas. »
Lire la fiche du dispositif utilisé par Catherine

Trois trajectoires, jamais identiques
Catherine n'est pas un cas isolé, et elle n'est pas non plus la plus représentative. D'autres utilisatrices consultées pour cet article rapportent des parcours similaires, jamais identiques. Aucune ne décrit une élimination totale. Toutes décrivent un recul net, parfois inégal selon les zones.
« Pour moi, ça a été plus lent. Je n'ai vu de vrais changements qu'à la neuvième semaine. J'ai eu des moments de découragement. Aujourd'hui, quatre mois plus tard, je dirais que 70 % des poils ne reviennent plus. Pour les autres, je continue. »
« J'étais convaincue que c'était perdu. Avec Lenthera, c'est la huitième semaine qui a été un tournant. Je n'avais jamais vu mon menton aussi net depuis la cinquantaine. »
Un Lumea qui échoue, puis un Lenthera qui fonctionne, sur la même peau, à la même zone, chez la même patiente. L'anecdote recoupe exactement ce que la physique des impulsions lumineuses prédit en théorie.
« C'est efficace, mais ce n'est pas magique. J'ai raté deux semaines en avril et j'ai vu revenir plusieurs poils. J'ai repris, et ils sont repartis. C'est un engagement. »
Trois trajectoires, un même enseignement : aucune élimination totale, toutes un recul net, et un résultat qui se mérite. Ce qui soulève, légitimement, cinq questions que presque toutes les femmes consultées ont posées avant de s'engager.
Consulter la fiche technique complète

Cinq questions reviennent systématiquement
J'ai déjà essayé un IPL classique qui n'a rien fait. Pourquoi celui-ci serait différent ?
Un IPL classique envoie une impulsion de 3 à 5 millisecondes, optimisée pour les follicules peu profonds du corps. Un dispositif Lenthera™ envoie une impulsion de 15 à 20 millisecondes, conçue pour atteindre les follicules profonds androgéno-dépendants du visage. Ce ne sont pas deux versions du même appareil. Ce sont deux technologies différentes, pour deux types de poils différents. Le cas de Béatrice, un Lumea infructueux pendant six mois puis un Lenthera efficace dès la huitième semaine, illustre exactement ce que la physique prédit.
Est-ce que ça marche si j'ai des poils blancs ou mixtes ?
Lenthera™, comme toute technologie à lumière pulsée, cible la mélanine. Un poil entièrement blanc ou gris clair n'absorbe pas l'énergie et son follicule n'est pas atteint. En revanche, le cas le plus répandu chez les femmes ménopausées n'est pas la pilosité entièrement blanche, mais la pilosité mixte : une majorité de poils foncés, issus de la conversion androgénique récente, avec quelques poils plus anciens commençant à se dépigmenter. Dans ce cas, le traitement agit normalement sur la partie pigmentée, et les rares poils blancs résiduels peuvent continuer à être retirés à la pince ponctuellement. Ce qui compte, c'est la part majoritaire de la pilosité, pas la présence de quelques poils blancs isolés. Une femme dont 80 % des poils sont foncés relève pleinement de la cible. Une femme dont 90 % sont entièrement blancs, elle, doit s'orienter vers l'électrolyse, qui ne dépend pas de la mélanine.
Est-ce que ça marche après 60 ou 65 ans ?
« Tant que le poil est pigmenté, le follicule peut être atteint, quel que soit l'âge biologique de la patiente », répond la Dre Weiss. « Nous traitons couramment en cabinet des femmes de 65 ou 70 ans avec de bons résultats. » L'âge n'est pas une contre-indication. La pigmentation, elle, l'est.
Combien de temps ça prend au quotidien, et est-ce douloureux ?
Une séance type pour le visage dure entre cinq et huit minutes, le dispositif se tenant à une main devant le miroir. Deux séances par semaine en phase initiale, puis cinq minutes tous les quinze jours en entretien. Sur la douleur : la sensation décrite par la grande majorité des utilisatrices est une chaleur progressive, comparable à un coussin chauffant, parfois suivie d'un léger picotement. Le pic brûlant des impulsions courtes est absent, précisément parce que la rampe thermique Lenthera™ monte lentement au lieu de frapper instantanément. « La sensation, c'est comme un élastique tiède qui claque », résume Catherine. « Une chaleur brève, jamais une brûlure. » Aucune des utilisatrices consultées n'a décrit de douleur significative. La fenêtre de flash, environ 3 centimètres carrés, est calibrée spécifiquement pour le visage, non pour les grandes surfaces.
Est-ce sans risque, et combien de temps le résultat tient-il ?
Les dispositifs domestiques à impulsion longue intègrent un capteur de teint automatique qui empêche le flash sur une peau trop foncée ou trop bronzée, conditions où le risque de brûlure augmente. Utilisé selon le protocole (visage démaquillé, pas de bronzage actif), le dispositif présente un profil de sécurité comparable aux appareils vendus en pharmacie. Une fois le protocole initial terminé, une séance tous les quinze jours suffit à maintenir le résultat. Les follicules traités en phase anagène ne régénèrent pas, mais certains follicules dormants peuvent se réveiller des mois plus tard, d'où l'importance des séances d'entretien.
Ces cinq questions répondues, reste l'arbitrage pratique : au regard de ce que coûtent les solutions alternatives, ce dispositif se situe-t-il à la bonne place ?
Ce que les alternatives coûtent réellement
Avant de considérer le prix d'un dispositif Lenthera™, il est utile de mesurer ce que coûtent, réellement, les alternatives que Catherine et les autres femmes consultées ont essayées sur trois ans.
Une pince à épiler de qualité coûte 20 à 25 euros et s'émousse en six à neuf mois d'usage quotidien. Sur trois ans, cela représente près de 100 euros, pour un geste qui devra être répété tous les jours, à vie.
Une épilation à l'institut, sur un cycle complet de huit séances, coûte 500 à 1000 euros, à renouveler après 18 mois, soit près de 1 000 à 2 000 euros sur trois ans. À ce coût s'ajoute la charge psychologique des rendez-vous réguliers, que plusieurs femmes consultées ont mentionnée comme un facteur décisif de renoncement.
Un dispositif IPL classique, type Lumea ou Braun Silk-Expert, est vendu 350 à 500 euros, auxquels s'ajoute, pour les femmes concernées par la pilosité hormonale, la frustration d'un résultat absent sur le menton.
Un traitement par Vaniqa sur prescription coûte 50 à 70 euros par mois, soit près de 2 000 euros sur trois ans, pour un effet uniquement ralentisseur qui cesse dès l'arrêt du traitement.

Le modèle Halo™, cité par plusieurs des utilisatrices consultées, s'inscrit dans cette comparaison avec une logique différente. Il est distribué directement par son fabricant en ligne, sans chaîne de revendeurs. C'est ce modèle de distribution qui rend possible son prix de 119,90 euros, un positionnement qui détonne dans une catégorie où les dispositifs professionnels se négocient habituellement entre 350 et 600 euros. Le dispositif est garanti pour un million de flashs, soit, au rythme d'un protocole d'entretien standard, environ dix ans d'usage.
En valeur absolue, une femme qui achète un dispositif Halo™ aujourd'hui se situe entre un dixième et un vingtième du coût cumulé sur trois ans des alternatives pharmaceutique et institut. À un prix moindre que celui d'une décennie de pinces à épiler. Reste à savoir où se le procurer.
Voir le dispositif et ses conditions de garantie
Où se procurer un dispositif Lenthera™
Les dispositifs à technologie Lenthera™ sont encore peu distribués en France, car l'appellation est récente et les fabricants sont peu nombreux à avoir industrialisé la durée d'impulsion longue à usage domestique.
Une question que plusieurs femmes consultées ont posée : pourquoi leur gynécologue ou leur pharmacienne ne leur en a jamais parlé ? La Dre Weiss répond que la technologie est encore récente et circule principalement dans les réseaux dermatologiques spécialisés. « Il faut en général cinq à dix ans pour qu'une innovation issue de la dermatologie esthétique entre dans les recommandations des médecins généralistes ou gynécologues. Nous sommes au début de ce cycle. » Autrement dit, une femme qui découvre aujourd'hui cette technologie se situe parmi les premières informées, pas parmi les dernières.
Le modèle Halo™, mentionné par Catherine, Monique et Béatrice, est disponible via le site officiel du fabricant. L'entreprise a indiqué à cette rédaction que les stocks de cette première série sont limités, et que le prix pourrait être réajusté à la hausse après la vague de lancement. Une garantie satisfait ou remboursé de 60 jours, soit la durée d'un premier cycle de protocole, est proposée. Ce délai couvre précisément la durée pendant laquelle un résultat objectif peut être constaté. Au-delà, si rien n'a changé, le dispositif peut être renvoyé.
Une femme qui a lu jusqu'ici et qui se reconnaît dans le portrait de Catherine, Monique, Béatrice ou Michèle, a principalement deux options. La première consiste à refermer cet onglet et à poursuivre son rituel matinal à la pince comme depuis plusieurs années, en se disant qu'elle verra plus tard. La seconde consiste à lire la fiche technique complète du dispositif, avec ses contre-indications, ses témoignages détaillés et ses garanties, et à décider en connaissance de cause. Le temps de lecture est d'environ cinq minutes.
Cet article a été produit avec le soutien d'un partenaire commercial. La rédaction conserve le contrôle éditorial intégral des contenus. Les estimations de prévalence citées convergent avec les fourchettes publiées dans la littérature dermato-endocrinologique internationale (Azziz et al., J Clin Endocrinol Metab, 2006 ; British Journal of Dermatology ; North American Menopause Society). Les témoignages ont été recueillis auprès d'utilisatrices ayant accepté de partager leur expérience. Les résultats varient selon les individus. Ce dispositif ne constitue pas un traitement médical. En cas de pilosité d'apparition soudaine ou associée à d'autres symptômes (voix qui change, acné brutale, prise de poids rapide), consultez un dermatologue ou un endocrinologue.
Hélène Valette, journaliste indépendante en santé-femme.